Publié par : eric | Samedi 12 juillet 2008

Mass tourism

Les colonies de touristes en claquettes et shorts ont déjà largement commencé à déambuler dans les rues écrasées par le soleil. Les cars, ou taxis pour les plus aisés, déversent leurs lots de bonshommes fraîchement débarqués de l’aéroport devant les hôtels de luxe. De là, ils déboulent dans les transport en commun ou bus à impérial qui leur sont dédiés, et s’en vont gagner, cartes et guides en main, les principales attractions de la ville.

Si la côte d’Azur souffre de pas mal de maux liés au tourisme, là, elle semble encore épargnée.

Est-ce déjà une vieille dame qui ne passionne plus nos congénères exotiques ? Est-elle trop éloignée de la capitale pour que les groupes si organisés ne daignent claquer deux jours de leur quinzaine européenne pour entrapercevoir la Promenade des Anglais, Cannes, le Musée Matisse, Monaco, la rade de Villefranche, l’arrière-pays et prendre un verre pour souffler à la terrasse d’un glacier dans le vieux Nice ?

En contrepartie, elle a bien ses snacks miteux, ses plages circonscrites par la route à vingt mètres du rivage, ses flots de nouveaux riches des Emirats ou de Russie, ses soirées de si mauvais goûts, ses bords de mer défigurés par une urbanisation industrielle ; mais pas de groupes en claquettes, short, bob, débardeur, crème solaire sur les bras, et appareils photos en bandoulières. Sur le chemin du travail, l’autochtone azuréen ne risque guère de devoir affronter ces questionnements existentielles face à ces estivants errant dans le métro parisien : est-ce que je ressemblais vraiment à « cela » lors de ma semaine en Egypte « A la découverte de la vallée du Nil » avec mes claquettes, short, bob et débardeur ?


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