A Cannes, il y a évidemment les marches du palais. Austères au premier abord, les marches ont pourtant quelque chose de profondément comique. Passons sur les escabeaux plantés devant les marches et solidement arrimés aux barrières. Oui, parce qu’à Cannes, l’escabeau se vole facilement.
Ce qui vaut le coup, ce sont les pingouins qui les escaladent. Les marches, pas les escabeaux. L’équipe du film d’abord ; qui monte et pose, pose surtout, pendant une dizaine de minutes environ. Ensuite, vient la série des notables locaux et surtout la brochette d’illustres inconnus, ayant pour point commun d’être tous aussi étonnés que leurs voisins d’être là…mais pas peu fiers pour autant.
Jusque là rien d’extra ordinaire, presse et médias people nous régalent de ces futilités tous les jours pendant la quinzaine.
Les photographes officiels prennent des clichés des premiers, un peu moins des autres… Par contre, les seconds se chargent de prendre des photos d’eux-mêmes et des photographes qui ne prennent pas de photos d’eux ! Vous suivez ? Un peu compliqué tout cela ; mais observer des bonshommes qui prennent des photos d’eux-mêmes sur une moquette rouge face à un blockhaus moderne, cela a tout l’air d’être le syndrome du « moi aussi, j’y étais » qui se manifeste. C’est beau de regarder un monde qui se regarde…




Au moins aussi comique que le peuple qui s’agglutine devant le “palais” pour regarder passer les stars… sur un écran géant
Par djizeus le Mardi 17 juin 2008
à 8:00