Ce qui se trouve « en dehors » ne mérite guère de mansuétude de nos jours. Ce territoire, au centre de tous les intérêts huit mois durant, connaît son creux de vague. Saison morte. Après tout la sève repart bien dans des bois secs à la fin de l’hiver, pourquoi pas le tourisme dans les territoires désertés ? Les tours-opérateurs et autres professionnels du tourisme feront leur boulot. Ces quelques instants de quiétude avant le retour de l’hystérie printanière et son corollaire (Festival de Cannes, Grand Prix de Monaco, début de la « saison » - l’autre, la vivante en somme - …) sont porteurs de belles promesses.
Ainsi, cette enseigne d’un des plus prestigieux hôtels du Cap d’Antibes et de la Côte d’Azur, ce « D » d’«EDEN » qui bat de l’aile, apparaît parfaitement à sa place.
Habituellement, jamais un brin d’herbe du parc ne doit être plus haut qu’un autre, les écarts entre les couverts ou les différentes pièces du linge de toilette semblent se mesurer au millimètre près ; alors ce laisser-aller, cette désinvolture, cette tolérance met un peu d’humanité en ces lieux. Un peu comme une amante trop bien apprêtée, surprise entre un temps d’abandon et de sérénité retrouvée, avec sa bretelle de sous-vêtement glissant de son épaule sur son bras.
Ce détail, qui la rend plus humaine, plus proche, c’est bien « hors saison » qu’il trouve grâce.
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