Publié par : eric | Dimanche 24 février 2008

Le temps, toujours le temps…

Ce premier billet ne sera pas d’une originalité phénoménale. Peu convaincant comme entrée en matière ; après cela, difficile d’attirer le chaland. Oui, mais celui qui connaît un peu la région sait que la première chose que vous « vendent » les autochtones, qui pour la plupart ne le sont que depuis quelques années, c’est le temps. Pas celui qui passe, mais celui qu’il fait. Toujours beau selon eux. Et on peut difficilement leur reprocher de mentir ; c’est vrai qu’il fait très souvent beau dans le coin.

Le fameux temps de la Côte d’Azur, le ciel d’un bleu profond, pur, dense, balayé par quelques restes de mistral si quelques cirrus s’y risquent. Comme ci cela dissimulait tout le reste. Et alors que notre Charles Aznavour national s’évertue à chanter que « la misère serait moins pénible au soleil », le scepticisme reste de mise. Pourquoi tous les sans domicile, mendiants, vagabonds parisiens s’évertuent t-ils à rester figés sous le bas ciel gris parisien alors qu’ils pourraient si facilement profiter de la douceur azuréenne ? Puisque rien ne les retient, pourquoi ne viennent-ils pas partager cette douceur de vivre ? Ah ! Il y a peut être des municipalités qui savent s’occuper de ces gens-là…mais ce n’est sûrement pas la seule raison…

Enfin ; l’objet de ce billet n’est pas là. Mais, après plusieurs discussions, avec des collègues, connaissances, amis ou illustres inconnus, la question reste la même : n’y a-t-il donc que ce temps qui est agréable ici, n’a-t-on rien d’autre à partager que ces doux rayons de soleil ? Pourquoi cela reste le sujet, le grand thème qui arrive toujours dans une première conversation. Rien d’autre à se mettre sous la dent peut-être. Si, bien sûr, mais tout le reste est moins consensuel évidemment.

Néanmoins, en ce dimanche 23 février, il a fait (presque) pourri, ce matin en tout cas. Presque une journée d’hiver en somme.


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