Posted by: eric | Samedi 3 mai 2008

En Mai, fait ce qu’il te plait…

Mai, c’est un peu le coup d’envoi de la saison. Si le soleil arrive à s’installer fin avril, cela peu partir un peu plus tôt mais rien ne vaut les ponts de mai et ses week-ends-ends prolongés. Le festival de Cannes et le grand prix de Monaco apportent eux aussi leurs lots respectifs de touristes.

Pour l’heure, les occupations sont moins extravagantes. Quoique…

Ils arrivent sur la plage, « blancs comme des c… », et repartent « rouges comme des gratte-c… ». Vulgaire comme expression, certes.

Mais il faut les voir. Alors que le thermomètre flirte enfin avec vingt légers degrés, s’installent ces masses de chaires incolores (car la peau rouge écarlate est bien incolore), plus ou moins informes (car après plusieurs mois sous costume ou tailleur, les shorty et deux-pièces sont intransigeants), avachies sur le sable.

Le soleil, encore faiblard en comparaison du zénith estival, semble liquéfier toutes velléités. Vers 17h, certains esquissent tout de même un déplacement vers la caravane-buvette qui se tient au pied des remparts antibois. La partie est gagnée pour eux, les heures les plus chaudes sont passées, et ils sont persuadés que leur teint hâlé sera du meilleur effet dès le soir venu. Pour quiconque arrive sur la place à cet instant, l’impression dominante est évidemment celle de se retrouver au beau milieu d’un panier de crevettes roses. Pas plus de mouvements (mis à part les marmots infatigables), et le même ton dominant pour les chairs encore ensoleillées.

Les touristes sont donc bien là. Un peu comme toujours lorsque le soleil brille ici. Les lundi soirs pluvieux, dans les ruelles du vieil Antibes, ils sont moins téméraires évidemment…

Antinomie éternelle entre ces étendues de sable hivernales semblant ne présenter aucun intérêt aux yeux des passants et ces plages paradisiaques surpeuplées de corps épuisés, une fois l’été arrivé.

Posted by: eric | Dimanche 27 avril 2008

Consommation versus beaux jours…

Les beaux jours s’installent enfin. Les vendeurs savent bien que leur clientèle va être de plus en plus volage, surtout pour toutes les inutilités habituelles. Alors, en dernier ressort, ils sortent les arguments qui font mouche, ou en tout cas, qui sont censés faire mouche :

“Non, mais je sais bien que c’est embêtant quand c’est pas prévu dans le budget. Mais une affaire comme ça… Il vaut mieux ne pas la laisser passer.

L’opération est finie depuis 10 jours. Mais…Il nous reste cinq ordinateurs parce que l’on a eu un réapprovisionnement. Par contre, on en aura pas d’autres. C’est sûr.

Et puis, en plus, il est beau. Bon, c’est pas l’essentiel la beauté mais c’est un plus ! “

Le potentiel acheteur, malgré autant d’arguments irréfutables, s’en ira pourtant aussi léger qu’à son arrivée.

Posted by: eric | Mercredi 23 avril 2008

Fin d’époque ?

Il fut un temps où l’essence ne coûtait rien. A cette époque, des utilisations aussi inutiles que grotesques en étaient faites.

Ainsi, des camions publicitaires parcouraient les villes avec tout simplement une affiche 4×3 étalée sur chacun de leur flanc. Ainsi, aussi ahurissant que cela puisse paraître, des gens payaient pour apposer leur publicité sur un véhicule qui allait sillonner des routes sur lesquelles des automobilistes, eux aussi , déambulaient presque sans fin. Tout cela ressemblait à un vaste cirque qui aurait pu être bien comique s’il n’était désolant.

Ce temps existe toujours en fait. En tout cas, sur la côté d’Azur. Il y a des camions publicitaires. Ce jour, un d’eux était planqué dans le parc de la Valmasque ; parce qu’ils ne peuvent stationner où ils veulent évidemment… Mais il y plus grotesque dans le concept de la publicité déambulatoire .

Il y a les avions à banderoles.

L’inanité de la publicité est sans fin, pas comme le pétrole en tout cas. Peut-être que ce genre d’absurdités se perpétuent parce que notre précieux or noir ne coûte pas encore assez cher.

« A 10 francs le litre, on ne roulera plus » entendait-on à la bonne époque. Nous y sommes, et pourtant, les velléités des automobilistes et divers utilisateurs du précieux fluide semblent encore bien faibles.

Verra-t-on encore ces absurdes coucous, survoler les plages cet été, en tirant une banderole promotionnelle pour les saucisses et merguez en promotion au supermarché du coin (véridique en 2007!) ou bien le prix du baril de pétrole aura-t-il eu raison de ces courses imbéciles et insupportables ?

Posted by: eric | Mardi 15 avril 2008

Hors saison

Ce qui se trouve « en dehors » ne mérite guère de mansuétude de nos jours. Ce territoire, au centre de tous les intérêts huit mois durant, connaît son creux de vague. Saison morte. Après tout la sève repart bien dans des bois secs à la fin de l’hiver, pourquoi pas le tourisme dans les territoires désertés ? Les tours-opérateurs et autres professionnels du tourisme feront leur boulot. Ces quelques instants de quiétude avant le retour de l’hystérie printanière et son corollaire (Festival de Cannes, Grand Prix de Monaco, début de la « saison » - l’autre, la vivante en somme - …) sont porteurs de belles promesses.

Ainsi, cette enseigne d’un des plus prestigieux hôtels du Cap d’Antibes et de la Côte d’Azur, ce « D » d’«EDEN » qui bat de l’aile, apparaît parfaitement à sa place.

Habituellement, jamais un brin d’herbe du parc ne doit être plus haut qu’un autre, les écarts entre les couverts ou les différentes pièces du linge de toilette semblent se mesurer au millimètre près ; alors ce laisser-aller, cette désinvolture, cette tolérance met un peu d’humanité en ces lieux. Un peu comme une amante trop bien apprêtée, surprise entre un temps d’abandon et de sérénité retrouvée, avec sa bretelle de sous-vêtement glissant de son épaule sur son bras.

Ce détail, qui la rend plus humaine, plus proche, c’est bien « hors saison » qu’il trouve grâce.

Posted by: eric | Mardi 8 avril 2008

Flamme, Chine, etc…

Lundi midi, terrasse ensoleillée, à l’heure du déjeuner, l’atmosphère est paisible à Sophia-Antipolis en ce jour de promenade de flamme olympique à Paris. Alors que certains se livrent à des exercices virils pour tenter d’éteindre ladite flamme, d’autres philosophent sur le développement chinois. Extraits :

“-Non, mais ils se foutent de nous. Quand tu vois ce qu’ils nous envoient comme jouets. Y a rien qui respectent les normes. Les gamins, ils mettent ça à la bouche ; c’est super dangereux.

Et puis, la bouffe, c’est pareil. Si tu savais dans quoi ils font pousser les cultures, non, mais tu mangerais plus rien qui vient de Chine.

C’est bizarre l’évolution des civilisations quand même, non !? Ils ont inventé un paquet de trucs quand même, Mais là…”

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